Perturbateurs endocriniens : l'Anses propose une classification en trois catégories

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) propose de classer les perturbateurs endocriniens en trois catégories afin de "mieux prendre en compte les incertitudes" concernant ces substances qui perturbent le système hormonal et pourraient générer des maladies comme diabète ou obésité, voire des malformations.

Les perturbateurs endocriniens sont présents dans de nombreux produits. L'Anses propose de les classer en 3 catégories.

Cette recommandation est contenue dans un avis publié sur le site de l’Anses et qu’elle vient de remettre à la ministre de l’Environnement Ségolène Royal. Les trois catégories proposées pour classer les

perturbateurs endocriniens (PE) sont : “avérés”, “présumés” et “suspectés”.Contribuer aux discussions au sein de l’UEL’Anses avait été chargée en mai par Mme Royal de “proposer des critères définissant les perturbateurs endocriniens” (PE), rappelle l’avis. Ces critères pourront servir à définir la contribution française aux discussions en cours au sein de l’Union européenne sur la définition de ces substances chimiques présentes dans de nombreux produits du quotidien.Avec plus de deux ans de retard, la Commission européenne avait proposé à la mi-juin des critères jugés décevants par Mme Royal, qui lui avait aussitôt demandé de “revoir son projet”, jugeant que la définition proposée ne protégeait pas assez la santé et l’environnement.La France souhaite l’adoption d’une définition incluant les PE présumés ou suspectés. Or la proposition de la Commission “repose sur une seule catégorie, écartant la notion de PE suspecté“, a rappelé vendredi l’Anses dans un communiqué.La position de la Commission européenne, très restrictive”La Commission a une position très restrictive, elle exige des preuves absolues avant d’interdire des produits. On ne peut pas parfois avoir des preuves absolues, ou alors ça prend des années, et pendant ce temps-là, les gens sont malades, voire ils meurent“, avait souligné la ministre jeudi, lors d’une visite au siège de l’Anses à Maisons-Alfort (Val-de-Marne).Une approche graduéeUne “approche graduée” permettrait de “mieux prendre en compte les incertitudes et (de) faciliter le jugement d’experts“, souligne l’Anses. Elle permettrait aussi “une déclinaison réglementaire adaptée“, ajoute-t-elle.Selon l’Anses, la classification des PE devrait être réalisée “par une instance européenne unique, de manière à éviter tout risque de divergence de classification pour une substance donnée“, par exemple l’Agence européenne des produits chimiques (Echa).Click Here: cheap nrl jerseys

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