“Tout ce qu’on voit actuellement démarrer a un mois d’avance” : à Châtenay-Malabry, ce printemps avant l’heure inquiète les jardiniers

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Cliquez ici pour nous alerter !Nous sommes le 26 février et pourtant on se croirait au printemps. Sur la pelouse du parc de la Vallée-aux-Loups, à Châtenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine, sous un cèdre, une multitude de petites taches blanches, jaunes et violettes. Pour Houcine Hadj Youcef, le chef jardinier du parc, pas de doute, le printemps est déjà là. “Tout ce qu’on voit actuellement démarrer a un mois d’avance par rapport à l’éclosion normale”, explique le jardinier.

Houcine Hadj-Youcef, le responsable de l’arboretum de la Vallée-aux-Loups (Hauts-de-Seine), craint un coup de gel. (RADIO FRANCE / MARIE-JEANNE DELEPAUL)

Les arbres aussi se réveillent. Normalement, ils profitent du froid pour se reposer, mais cette année, l’hiver a été court. “Ce magnolia par exemple est au démarrage après la pause de l’hiver. Avec les températures exceptionnelles qu’il fait, la sève remonte, les bourgeons s’ouvrent”, rapporte Hadj Youcef. Le jardinier a “peur qu’il y ait, derrière, un coup de gelée. Ce serait la catastrophe. Il n’y aurait ni fleur, ni fruit et ce serait irréversible”.Il n’y a pas que le gel qui lui pose problème. Ce printemps en avance a aussi réveillé les insectes. Ils attaquent déjà les bonsaïs tempérés dont s’occupe Catherine Nesa. “Cet érable par exemple commence déjà à avoir des pucerons sur ses bourgeons”, constate la responsable de la collection bonsaïs du département des Hauts-de-Seine. “Les parasites pullulent, les cochenilles s’installent aussi. L’hiver a été doux, ils n’ont pas subi de froid, donc ils n’ont pas été détruits, ils se développent plus intensément”, poursuit-elle.

Catherine Nesa, responsable de la collection bonsaïs du département des Hauts-de-Seine, constate que les premiers pucerons sont arrivés, le 26 février 2019. (RADIO FRANCE / MARIE-JEANNE DELEPAUL)

Certes, la météo est exceptionnelle cette année, mais plus largement, Catherine Nesa se rend compte que le climat évolue. “Les hivers sont doux et les étés trop brûlants. Les saisons sont bouleversées et ne correspondent plus au temps qu’il y avait il y a vingt ans”, explique celle qui travaille depuis trente ans avec les plantes.Dans ce parc, une espèce se porte très bien avec ces températures printanières. Il s’agit des bonsaïs tropicaux venus de Chine. Le chauffage de leur serre a même été arrêté ces derniers jours.

Reportage de Marie-Jeanne Delepaul–‘—-‘–

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